Investissements structurants, dette maîtrisée et pas d’augmentation de la part municipale des impôts locaux : le maire de Dreux, Pierre-Frédéric Billet, et l’adjointe déléguée aux finances, Lydie Guérin, reviennent sur les principaux éléments financiers de la Ville, exposés au Conseil municipal.
« La Chambre régionale des comptes travaille depuis plusieurs mois sur notre Ville, comme elle le fait régulièrement, c’est le gage que les chiffres communiqués sont la stricte vérité », rappelle Pierre-Frédéric Billet, maire de Dreux, en préambule d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi 26 décembre à l’Hôtel de Ville, en présence de Jean-Michel Poisson, premier adjoint, et de Lydie Guérin, adjointe déléguée aux finances. Ce rendez-vous avait pour objet de détailler le point d’étape sur les finances de la Ville présenté au Conseil municipal de décembre 2025.
Entre 2020 et 2025, la Ville de Dreux aura engagé 95 millions d’euros d’investissement, soit 15.8 millions en moyenne par an, représentant 525€ par habitant. 525 €. Un niveau qualifié de « record pour un mandat » qui place Dreux au 2e rang des communes ayant le plus investi à l’échelle de la région Centre-Val de Loire, derrière Chartres et devant Châteauroux et Joué-lès-Tours. Cette dynamique d’investissement s’est accompagnée d’une hausse de l’endettement contenue à 4,2 millions avec un effet de levier jugé « extrêmement puissant » grâce à la mobilisation de financements, de subventions et de partenariats. 90 % des projets engagés sont qualifiés de « structurants » pour le territoire drouais, contre 76 % lors du mandat précédent. À titre d’exemples, le maire cite La Patinoire (22 millions) « un nouveau lieu de rencontres pour les plus jeunes », le pôle éducatif et socio-culturel des Bâtes (17 millions en 2025 sur un total de 31), les travaux de voirie (4 millions) ou encore les réhabilitations des ponts (1 million). « L’ambition est de créer une dynamique durable sans dénaturer la ville. Dreux n’est pas une ville dortoir, mais un territoire au patrimoine riche, à l’histoire forte et au tissu associatif vivant », insiste le maire.
La stratégie de la Ville repose sur une «ingénierie » des financements, notamment sur le volet de la contractualisation et des subventions, ainsi que sur des optimisations en matière de dépenses. « Des investissements conduits avec rigueur, prudence et sens des responsabilités », insiste Lydie Guérin. Cette gestion a d’ailleurs été saluée par la Direction générale des finances publiques (DGFIP), qui a attribué à la Ville de Dreux une note de 10/10 sur la qualité comptable et budgétaire. « Cette reconnaissance est le fruit d’un travail collectif associant les services municipaux et l’équipe municipale », tient à souligner Pierre-Frédéric Billet. Résultats : l’encours de dette est passé de 49 millions en 2022 à 43 millions en 2025, tandis que le taux moyen d’emprunt a diminué de 2,4 % à 1,8 %. La capacité de désendettement s’établit désormais autour de 8 ans, un niveau inférieur à la moyenne nationale pour les communes de même strate. « Nous sommes aujourd’hui dans des ratios tout à fait corrects », conclut le maire.
Malgré l’ampleur des investissements engagés, « la municipalité a fait le choix de geler la part communale des impôts locaux depuis 2020, alors que 84% des communes de plus de 10.000 habitants ont augmenté leurs impôts ces dernières années » rappelle le maire. Cette stabilité fiscale locale repose sur plusieurs leviers, détaille Lydie Guérin : « La sobriété de la dette, l’utilisation du fonds de roulement, la mobilisation des subventions et une gestion très fine des dépenses, soit une économie estimée à plus de 4 millions d’euros pour les contribuables Drouais ». Plusieurs exemples viennent illustrer ces choix comme le rapporte Pierre-Frédéric Billet : « La vente du sanatorium à plus de 1 million d’euros qui nous a permis de dégager des marges de manœuvre financières, ou encore les travaux du Palais des sports qui ont pour objectif de réduire durablement les coûts énergétiques ». Et l’adjointe aux finances d’ajouter : « Notre volonté est d’avoir une ville plus agréable, plus accessible, et tournée vers l’avenir. Le futur groupe scolaire des Bâtes en est l’illustration parfaite car il est destiné aux familles et aux enfants ».
Ces résultats sont « pleinement conformes à la stratégie définie lors du Rapport d’orientation budgétaire (ROB) 2023 » et aux prévisions présentées lors du ROB 2025, malgré un contexte économique toujours contraint.
D’ici la fin de l’année 2025, la Ville comptera moins de 10 équivalents temps plein (ETP) non pourvus, contre 40 postes votés mais vacants en 2020. Cette évolution résulte d’une stratégie, menée conjointement par les adjointes Lydie Guérin et Caroline Vabre, en charge des ressources humaines, « dans un souci de professionnalisation ». Les efforts ont notamment porté sur la montée en compétences des agents en poste dans les écoles, en matière de sécurité et de qualité de prise en charge des enfants, ainsi que dans les centres sociaux afin de répondre aux exigences de la Caisse d’allocations familiales (CAF).