À trois mois de la fin prévisionnelle des travaux, le groupe scolaire Léonard-de-Vinci dévoile ses volumes et la structuration de ses espaces. À son ouverture, il accueillera 560 élèves et deviendra la nouvelle pièce maîtresse de la transformation du quartier des Bâtes.
Derrière les palissades, l’avancée du chantier se devine à peine. Mais, une fois l’entrée franchie, le futur groupe scolaire baptisé Léonard-de-Vinci par les écoliers du quartier révèle une toute autre réalité. Les volumes sont en place, les circulations intérieures s’organisent et les premières finitions commencent à apparaître : carrelage, peinture, blocs sanitaires et techniques…. Une nouvelle phase des travaux que le maire de Dreux, Pierre-Frédéric Billet, accompagné de ses adjoints Jean-Michel Poisson et Sébastien Leroux, est venu constater lundi 17 novembre pour accueillir la visite de la Caisse d’allocations familiales (CAF) d’Eure-et-Loir, représentée par Pascal Gresteau, responsable de l’Action sociale, et Rajah Khair-Dakirine, chargée de conseil et développement.
Alors que la fin du gros œuvre touche à sa fin, les équipes du groupe SNERCT, mandaté pour la construction du pôle éducatif et socio-culturel, se concentrent désormais sur la finalisation du clos et couvert et l’avancement du second œuvre. « Le chantier suit son cours, malgré des difficultés d’approvisionnement auprès des fabricants, notamment pour les menuiseries extérieures. Nous pouvons regretter que les premières fenêtres posées ont été vandalisées », indique Jean-Michel Poisson, premier adjoint délégué aux grands projets et à l’aménagement du territoire. Ces dégradations devront être intégrées au planning général, qui maintient une livraison au retour des vacances d’hiver 2026 comme annoncé lors du Conseil municipal d’octobre. Une échéance que le maire de Dreux aborde avec prudence : « Si les équipes pédagogiques estiment qu’ils sont prêts à intégrer les nouveaux locaux, nous emménagerons. Du côté de la Ville, nous sommes prêts. Je ne souhaite pas forcer les choses. Il faudra aussi s’assurer qu’il n’y a pas le moindre risque pour les enfants avec la poursuite du chantier ».
Inscrit au cœur du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), le futur groupe scolaire Léonard-de-Vinci représente l’un des investissements les plus ambitieux du secteur Bâtes-Tabellionne : 160 M€ mobilisés, dont 30 M€ TTC pour le seul pôle éducatif et socio-culturel. « Sur une emprise de plus d’un hectare, le pôle représente 7.500 m² de bâtis, dont 3.300 m² entièrement dédiés au groupe scolaire. Nous n’avions pas connu à Dreux un tel projet éducatif depuis Condorcet », insiste Pierre-Frédéric Billet. À terme, 560 enfants y seront accueillis, répartis dans 9 classes de maternelle et 14 classes élémentaires. Le choix architectural du cabinet Daudré-Vignier a privilégié une implantation majoritairement en rez-de-chaussée, gage d’accessibilité pour les plus jeunes et de simplicité d’usage au quotidien. « Je remercie les équipes pédagogiques et les parents d’élèves qui nous ont fait confiance sur ce projet. Ils vont avoir un bel outil pédagogique. Sa prochaine livraison permettra au quartier de mesurer plus concrètement l’évolution du NPNRU. Ce pôle en devenir sera cohérent économiquement et énergétiquement, et il envoie un message fort : celui d’un quartier doté d’un vrai cœur d’équipements publics. »
Lorsque le nouveau groupe scolaire ouvrira ses portes, l’actuel ensemble Docteur-Semmelweis / Prévert-Beullac sera démoli. Sa parcelle de 3,5 hectares sera alors mobilisée pour deux projets structurants : la construction de la future cuisine centrale et un programme d’accession sociale à la propriété, mené avec Action Logement, qui prévoit l’implantation d’une vingtaine de pavillons. « À l’issue de l’opération, le quartier des Bâtes devrait atteindre 21 % de propriétaires, contre 11 % ces dernières années », précise le maire.
Le secteur bénéficiera également de nouveaux aménagements : création d’un parking de 130 places aux abords de la place d’Italie, reprise et sécurisation de l’ensemble des quais de transport public et amélioration des circulations. Le désenclavement reste un enjeu clé, comme le rappelle le maire Pierre-Frédéric Billet : « La Ville a signé en novembre l’achat d’une maison qui permettra de déployer la voie nouvelle (VN), une voirie destinée à désenclaver le quartier des Bâtes vers celui de Sainte-Ève, via l’avenue des Fenots. »
Le financement du pôle éducatif et socio-culturel repose sur plusieurs partenaires institutionnels, dont la CAF d’Eure-et-Loir, venue constater l’avancée du chantier aux côtés des élus. « La CAF est très présente, puisqu’elle finance plus de 2 millions d’euros de ce projet », souligne Pierre-Frédéric Billet, saluant un partenaire « à l’écoute et indispensable ». La participation de la CAF accompagne non seulement la construction du groupe scolaire, mais aussi celle du futur centre social et culturel, la Maison Proximum, la bibliothèque, du lieu d’accueil parents-enfants, de la crèche avec ses 60 berceaux….
3 questions à Pascal Gresteau, responsable de l’Action sociale de la CAF Eure-et-Loir
Quelles sont vos impressions après la visite du chantier ?
Elles sont globalement positives. On constate que le chantier avance. Nous sommes maintenant dans l’attente de découvrir les aménagements intérieurs, notamment ceux destinés aux tout-petits, comme la crèche. Le choix des couleurs, des sols, la qualité des matériaux ou encore la manière dont les espaces seront pensés pour les enfants.
En quoi ce futur pôle répond-il aux besoins du territoire ?
Ce pôle va offrir un lieu de sociabilisation. Il s’inscrit dans une continuité logique allant de la petite enfance jusqu’à l’accompagnement à la parentalité. La création d’un centre social aux Bâtes va aussi permettre d’équilibrer l’offre existante sur le territoire, puisque la CAF est déjà présente sur le secteur des Rochelles et Dunant-Kennedy. Cela va garantir un niveau de service équivalent pour l’ensemble de la population.
Comment la CAF accompagne-t-elle le fonctionnement de ce type d’équipement ?
La CAF reste vigilante quant au fonctionnement et aux services rendus grâce à ses financements. Des contrôles sont menés pour s’assurer de la bonne utilisation des fonds publics. Nous veillons également au respect des engagements définis dans les contrats d’objectifs et de financement, ainsi qu’à la bonne mise en œuvre du projet d’établissement.
Après l’arrivée du docteur Takieddine Abbad en 2024, l’offre de soins de la Maison médicale des Bâtes continue de se renforcer. De nouveaux professionnels de santé sont attendus au sein de la structure gérée par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville de Dreux. Le maire, Pierre-Frédéric Billet, annonce : « Un nouveau médecin généraliste sera accueilli à la Maison médicale des Bâtes en janvier 2026. Nous travaillons également à l’arrivée d’une gynécologue. Ce n’est pas encore signé, mais c’est en bonne voie ! » Par ailleurs, des discussions sont en cours avec un médecin déjà installé dans l’agglomération, qui souhaite se rapprocher du bassin de vie de Dreux. Enfin, plusieurs étudiants en médecine ont également postuler pour la bourse municipale qui les engagerait à s’installer à Dreux à partir de 2030.