À l’heure des vœux 2026 du centre hospitalier Victor-Jousselin, l’année s’annonce décisive pour l’avenir du futur hôpital, dans l’attente d’une réponse majeure de l’État.
Parking plein, hall d’entrée animé, service des urgences fortement sollicité : autant de signaux révélateurs d’une activité hospitalière en nette progression. « En 2025, celle-ci a augmenté de 3,5 % par rapport à 2024 », a annoncé Hugo Montamat, directeur du centre hospitalier Victor-Jousselin, lors de ses vœux adressés aux professionnels de santé, jeudi 22 janvier. Cette évolution nécessite une adaptation constante de l’organisation hospitalière et des infrastructures existantes. Pour autant, le directeur a rappelé les limites du système actuel, dans lequel l’augmentation de l’activité « n’est pas forcément accompagnée d’une augmentation proportionnelle des crédits ». À cette situation s’ajoutent également des enjeux de sécurité incendie : « Malgré des travaux à venir, poursuivre l’activité avec l’hôpital actuel, sans le reconstruire, présenterait un risque indéniable ». Autant d’éléments qui justifient la nécessité de disposer d’un nouvel hôpital, mieux adapté aux exigences actuelles et futures en matière de soins, de sécurité et d’accueil des patients.
Dans ce contexte, la direction du centre hospitalier a poursuivi ses efforts dans la promotion du projet de nouvel hôpital auprès des services de l’État. Le dossier a fait l’objet de plusieurs dépôts successifs en 2025 auprès du ministère de la Santé. En décembre dernier, une délégation a défendu ce projet, estimé à environ 250 millions d’euros, devant une commission d’investissement. Une étape déterminante, comme l’a rappelé le maire Pierre-Frédéric Billet, également président du conseil de surveillance du CH, lors de ses vœux au Théâtre : « Nous espérons une annonce forte de l’État pour les habitants et les plus de 2.000 agents de l’hôpital ». Une réponse est attendue prochainement, même si les délais s’annoncent finalement plus longs que prévu a rapporté Hugo Montamat : « Le ministère n’est pas encore en mesure de se prononcer, compte tenu notamment de l’actualité nationale et d’un processus budgétaire non achevé ».
Le projet de reconstruction de l’hôpital constitue une « perspective fondamentale », appelée à « permettre de se relancer sur un projet commun ». Le directeur a rappelé que les projets hospitaliers s’inscrivent dans la durée et impliquent des ajustements permanents. « Même en cas d’avis favorable, il faudra réinterroger l’ensemble du dossier. » Dans un établissement qui rassemble des professionnels aux compétences et aux parcours variés, cette capacité à travailler ensemble représente un enjeu majeur. Hugo Montamat a appelé à concentrer les énergies sur l’essentiel : améliorer l’organisation, réduire les temps d’attente, renforcer la qualité de l’accueil et les conditions de travail, au bénéfice direct des patients. Pour illustrer son propos, le directeur a mis en lumière un chiffre. En 2025, l’équipe de prélèvements multi-organes a permis à 25 patients, en France, de bénéficier d’une greffe. « Sur ces greffes, il n’y a pas eu de rejet, pas de retour négatif. C’est ça aussi notre métier. On concourt tous à permettre à chacun et chacune de bien travailler. Gardons cet objectif ! »