Kalifa Cissé sera là, « c’est certain », assure-t-il, pour l’inauguration, ce mercredi 6 novembre, à 14 heures, du terrain synthétique des Bâtes. Et l’entraîneur-adjoint du RC Strasbourg (Ligue 1) espère que ses deux frères pourront aussi venir couper le ruban avec lui devant un nombreux public. Car, c’est un cas unique sur la planète football, les trois frères évoluent sous contrat professionnel en même temps : le défenseur Ibrahima joue à Shalke 04 (Ligue 2 allemande) et Salif (32 ans) est l’avant-centre de Singapour et il a déjà marqué 6 buts sur les dix premiers matches de la Première League. Tous les trois ont touché leurs premiers ballons aux Bâtes et ont signé leur première licence dans un club drouais. Ils sont aussi un exemple d’attachement à leur ville natale, souligne le Maire, Pierre-Frédéric Billet : « Ils sont la fierté de leur famille, de leur quartier, de toute la ville. Cette inauguration, ce sera d’abord la fête de l’esprit sportif, des jeunes qui ont voulu ce terrain et de tous les Drouais qui partagent ce goût de l’effort et de l’ambition pour Dreux ».
Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance aux Bâtes ?
J’ai intégré le centre de formation du Toulouse FC à 15 ans, mais nous avons grandi dans le quartier avec mes frères, sœurs et les copains. On jouait au foot sur des terrains vague avec de l’herbe et aussi parfois du béton. On n’avait besoin que d’un ballon et deux pull-overs pour faire les buts, et c’était parti. Rien à voir avec ce synthétique que l’on va inaugurer ; là, c’est le Stade de France !
Vous l’avez déjà testé ?
Oui, lorsque j’étais de passage à Dreux, j’en ai profité pour venir voir la famille et j’ai pu jouer sur le terrain de basket avec des petits du quartier. C’est un équipement de très bonne qualité, très agréable à jouer. Et puis surtout il y avait beaucoup d’enfants qui prenaient un vrai plaisir sur ces terrains. C’est vraiment top pour le quartier.
Des terrains de sport, une nouvelle école qui ouvre en septembre : les transformations du Programme de renouvellement urbain commencent à se voir…
Et c’est très important. Depuis la démolition du bioclimatique, les habitants sont en attente, ils ont du mal à se projeter. On leur a donné beaucoup d’espoir et c’est bien qu’ils voient que finalement leur quartier se transforme vraiment.
Comment avez-vous vu évoluer Dreux ?
C’est une petite ville mais elle est connue parce que beaucoup de Drouais ont réussi de beaux parcours. Dans le sport, et plein d’autres domaines mais ont en parle pas assez, c’est vraiment bien pour les jeunes de la ville, ce sont des motifs d’espoir. Dreux a la chance d’avoir beaucoup de jeunes, c’est un potentiel exceptionnel pour la ville. Et la transformation du quartier ne pourra qu’aider à les convaincre de rester à Dreux.