Les 5ᵉ Assises de la Transition écologique, organisées au Théâtre de Dreux, ont mis en lumière des initiatives locales articulées autour du dyptique santé–environnement, un enjeu majeur lié à l’urbanisme.
Près de soixante-dix personnes ont participé, tout au long de la journée du mercredi 12 novembre, aux échanges organisés par la Ville de Dreux et son service Transition écologique. Élus, partenaires, associations et acteurs locaux y ont partagé leurs expertises et témoignages autour des liens étroits entre environnement, pratiques de santé et qualité de vie.
À l’occasion de cette 5ᵉ édition, le maire de Dreux Pierre-Frédéric Billet a réaffirmé la priorité donnée à l’attractivité médicale du territoire. Il a notamment souligné l’importance de la bourse destinée aux étudiants en médecine, créée avec le Centre communal d’action sociale (CCAS). Premier bénéficiaire du dispositif, le Drouais Cihan Durmaz – également présent aux Assises de la Transition écologique – s’est engagé en 2024. Un an plus tard, son ami Massile Lallouche, originaire de Lucé, a lui aussi rejoint le dispositif aux côtés de la Ville. Le maire a par ailleurs rappelé une échéance déterminante : « Fin novembre, la commission nationale de l’investissement en santé doit valider définitivement la reconstruction du nouvel hôpital. Un projet essentiel que nous avons défendu avec le député Olivier Marleix. L’établissement compte 2.200 agents : il s’agit du premier employeur de la ville, et il s’adresse à 140.000 habitants du territoire. Ce n’est pas rien ! »
La réflexion autour de la santé publique s’est inscrite dans un cadre plus large, renforcé par l’intervention d’Estelle Cochard, conseillère régionale déléguée à la transition énergétique et à l’économie sociale et solidaire, venue rappeler la convergence nécessaire entre politiques de santé, enjeux environnementaux et nouvelles orientations nationales – notamment la révision de la stratégie biodiversité. Cette dynamique s’ancre également dans un environnement juridique de plus en plus dense, comme l’a souligné l’avocate Hilème Kombila, spécialiste du droit public : la santé se joue aujourd’hui à tous les niveaux de l’action publique, devenant l’objet de décrets, de réglementations et de dispositifs de protection qui structurent la prise de décision.
Au fil de la journée, de nombreuses actions portées localement ont été valorisées parmi lesquelles :
– La diffusion du court-métrage Réinvention, réalisé par la Maison Proximum / Centre social Dunant–Kennedy avec des habitants autour des thèmes de l’écologie et du vivre-ensemble. https://youtu.be/xg7JXfFgLII?si=6I7GK0sX71vpc6Xx)
– Des actions de permaculture déployées avec l’auto-entreprise Coup de pousse dans les écoles de la Ville, dont celle de Marcellin-Berthelot.
https://dreux.com/actualites/lannee-scolaire-se-cloture-avec-la-permaculture/
– Le programme national « Mieux manger pour tous », dont l’épicerie sociale du CCAS de Dreux est lauréate. Déployé depuis plus de deux ans, il vise à garantir aux personnes en situation de précarité un accès digne à une alimentation saine, locale et durable. Un exemple concret de cette démarche : la distribution de paniers de légumes aux bénéficiaires de l’épicerie, l’été dernier avec l’association Grâce au jardin, installée à Tremblay-les-Villages et fondée par Jean-Marie Lioult, ancien curé de Dreux.
https://dreux.com/actualites/mieux-manger-un-defi-releve-par-lepicerie-sociale-2/
– Des avancées en matière d’urbanisme favorable à la santé ont été soulignées, notamment la création des premières cours oasis : après l’école Louise-Michel, l’école Saint-Exupéry sera la prochaine à en bénéficier.
https://dreux.com/actualites/la-ville-inaugure-sa-premiere-cour-oasis/