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L’hôpital de Dreux s’équipe d’un robot de pointe

07 Mai 2025
Actualités, Santé

Le Centre hospitalier Victor-Jousselin franchit une étape majeure en matière d’innovation médicale avec l’acquisition du robot CMR Versius, une technologie avancée au service de la chirurgie mini-invasive.

Il ne porte peut-être pas de blouse blanche, mais avec ses quatre bras articulés, le robot CMR Versius s’annonce comme un partenaire de poids pour les équipes du Centre hospitalier de Dreux. Ce renfort technologique fait entrer l’établissement drouais dans l’ère de la chirurgie robot-assistée, rejoignant ainsi les centres hospitaliers les plus innovants du territoire national. Président du Conseil de surveillance de l’hôpital, le maire de Dreux, Pierre-Frédéric Billet, a salué cette nouvelle avancée : « Pour les soignants, il s’agit d’un nouveau challenge et d’un changement culturel. Je les salue, car ils prennent ça comme une opportunité pour évoluer dans leur métier, et ils vont aussi permettre à l’ensemble des usagers du territoire de bénéficier de soins innovants. »

Une décision stratégique et collective

L’adoption de ce nouveau robot s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’hôpital. Son directeur, Hugo Montamat, insiste sur l’importance de ce choix : « Trois vecteurs permettront d’assurer le développement de l’hôpital : la construction du nouvel hôpital à horizon 2030, la mise à disposition de matériel de pointe pour nos praticiens comme ce nouveau robot et le renforcement de notre attractivité médicale. Cet investissement est un exemple concret de notre stratégie ». Et de souligner le caractère exceptionnel de cette acquisition : « C’est assez rare que des hôpitaux comme celui de Dreux se dotent d’un tel outil technologique. La proximité avec Paris est une aubaine : de nombreux praticiens sont demandeurs, et il y a de réelles perspectives de partage. » Le projet s’est également construit avec l’adhésion des équipes soignantes. Imad El Kasri, directeur adjoint en charge du patrimoine et des infrastructures, revient sur le processus de choix :« On a acheté un robot porté par une équipe. Deux modèles ont été présentés aux professionnels. Le CMR Versius a reçu le meilleur assentiment. »

Un robot multi-spécialités aux bénéfices concrets

« Ce nouveau dispositif robotique agit comme une interface entre le chirurgien et le patient, permettant la réalisation d’interventions d’une grande précision. Concrètement, le chirurgien est assis à une console et agit via un écran. Il n’est plus debout : C’est un avantage ergonomique pour les opérateurs », souligne le Docteur Véronique Julié, présidente de la Commission médicale d’établissement (CME). Grâce à une « image magnifiée en 3D » et à ses quatre bras articulés, il offre des conditions opératoires optimales. Le Docteur Éric Pappalardo, chef de service de chirurgie générale, digestive et viscérale, explique : « Quatre spécialités sont concernées par ce robot et déjà représentées à Dreux : il sera utilisé en urologie, gynécologie, chirurgie digestive et bientôt ORL. » Au-delà de la performance technique, Éric Pappalardo voit aussi dans cet outil comme un levier pour le recrutement de jeunes praticiens : « Beaucoup se forment aujourd’hui dans leur temps de clinicat et d’internat à la robotique. Cet équipement pourrait permettre à Dreux de diversifier et rajeunir sa population médicale à long terme. » Pour les patients, les bénéfices sont immédiats et concrets : « Des incisions plus petites, réduction des douleurs post-opératoires, moindre recours aux antalgiques, et diminution notable de la durée, et donc un retour à la vie active plus rapide. »

Concrètement, le chirurgien est assis à une console et non pas debout. Dr Véronique Julié, à la commission médicale d’établissement (CME) pilotés depuis une console ergonomique

Premières opérations en juillet

Avant toute utilisation, un programme de formation obligatoire est prévu pour les chirurgiens et les équipes du bloc opératoire. Il comprend des gestes sur simulateur, plusieurs paliers à franchir, puis des interventions sous tutorat. Dans un premier temps, deux chirurgiens digestifs et deux infirmières, ainsi que deux urologues et deux infirmières, suivront cette formation d’une durée de deux mois. À l’issue, ils obtiendront l’accréditation robotique nécessaire. Si le calendrier de formation est respecté, les premières opérations robot-assistées sont prévues dès le début du mois de juillet. Imad El Kasri tient à rassurer sur la sécurité du dispositif : « En cas de nécessité, les chirurgiens peuvent toujours reprendre la main sur l’intervention. Le chirurgien, même s’il est sur une console, garde toujours un visu complet sur son patient. Les quatre bras sont modulables. Chaque bloc est utilisé et positionné en fonction de la pathologie, de la spécialité et du besoin du chirurgien. Il y a un moteur par articulation, ce qui évite les gestes brusques et les instabilités. Il n’y a aucun impact sur le patient. »

Devenir un acteur de la modernité hospitalière

Au-delà de l’arrivée du robot chirurgical, le Centre hospitalier Victor-Jousselin poursuit une transformation en profondeur, pensée pour conjuguer excellence médicale, innovation et ancrage territorial. Résolument tourné vers l’avenir, l’établissement de santé se développe autour de trois axes structurants :

1/ Un partenariat avec l’Inserm en faveur de la recherche et l’innovation médicale,

2/ Une collaboration avec le Centre ophtalmologique Parinaud (avenue Churchill), où sept praticiens interviennent notamment sur les cataractes,

3 / L’installation prochaine d’un bâtiment DEP SCAN, dédié à la médecine nucléaire, pour le diagnostic et le traitement des pathologies cancéreuses.

Le maire de Dreux, Pierre-Frédéric Billet, rappelle l’importance du dialogue avec les instances sanitaires : « Je salue le travail mené avec Clara de Bort, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS). Je l’avais sollicitée aussi sur la médecine nucléaire et l’ophtalmologie. Elle nous a aidés à trouver de bonnes solutions. Nous avons eu une belle écoute. »

En chiffres

1.3 M€
Coût d’acquisition en TTC

90.000 €
Coût du contrat de maintenance annuelle (préventif et curatif)

8 professionnels
Nombre de praticiens accompagnés sur le premier plan de formation (2 chirurgiens digestifs et 2 infirmières ; 2 urologues et 2 infirmières)

2 mois
Durée de formation pour obtenir l’accréditation robotique

Vous souhaitez faire don à l’hôpital ?

L’association Les Amis de l’Hôpital, représentée par Monique Robillard, s’engage pour le bien-être des patients, de leurs proches et du personnel soignant. Elle accompagne également les projets de modernisation de l’établissement à l’image des fonds collectés auprès de Gilbert Berteaux pour la rénovation du parking visiteurs. Reconnue d’utilité publique, l’association est habilitée à recevoir des dons ouvrant droit à une déduction fiscale de 66%. Pour plus d’informations : monique.robillard@orange.fr

Dr Véronique Julié, à la commission médicale d’établissement (CME)

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